Les ceusses qui risent…

… de nous autres. Il y en a une bonne gang. On pourrait parler des banques. On pourrait parler de la mairie mafieuse de la 2e ville francophone (ahem) du monde, 2e ville en importance du plusse meilleur (re-ahem) pays du monde. On pourrait aussi parler du gouvernement. Mais ça, ça reviendrait à parler des banques, il faut bien se l’avouer.

Mais à plus petite échelle, parce que dans les petits pots, les meilleures magouilles, je préfère parler de la société des transports. Qui on le notera, est un organe de la ville, qui est un organe du gouvernement, qui est un organe des banques…Passons.

Par définition, un service de transport collectif est censé aider ceux qui n’ont pas de voiture à se déplacer en ville. On prend souvent pour acquis que les gens qui les utilisent, c’est les pauvres.

Un pauvre, c’est quoi ? m’interrompt Clamski.

Un pauvre, c’est celui qui n’a pas assez d’argent, que je tente comme réponse. Il me regarde en levant un sourcil ; il n’est pas satisfait. Pas assez d’argent pour consommer, que j’ajoute. Son visage s’éclaire. J’ai le droit d’enchaîner.

Censé, donc, assurer le transport du pauvre d’un lieu A de la ville au lieu B. Mais quel pauvre a les moyens de payer 70 $ par mois ? Qui peut continuer à payer une carte mensuelle qui a passé de 50 à 70 $ en 5 ans ? Alors que…

Clamski ne peut s’empêcher d’éclater de rire. Je me tourne vers lui, bien décidé à défendre mon point de vue : de qu’est-cé ? Il calme son fou-rire, a un dernier hoquet, et secoue la tête, en tirant sur sa pipe : c’est ça, ta diatribe quotidienne ? Le prix que les pauvres auront désormais à payer pour prendre le métro ?

Ben oui…  Apparemment, il pensait que je déconnais. Il arbore désormais un air découragé.

Le prix, c’est la pointe de l’iceberg, mon tit-pit ! Quand Clamski m’appelle son tit-pit, c’est qu’il se prépare à me faire la morale.

Déjà, continue-t-il, ya longtemps qu’un pauvre ne peut plus prendre le métro dans cette ville. C’est pas le 20 piastres d’augmentation en 5 ans qui va y changer quoi que ce soit. Ensuite, ils te font payer quoi ? Un métro bondé, un autobus qui passe si ça adonne pendant qu’y en a 4 qui passe dans l’autre sens ? Ou encore, les nouveaux policiers wannabe mais dégradés qui t’inspectent – la société des transports n’ayant avertit qu’un mois avant – qui donnent des tickets de 250 $ si t’as pas payé ton titre de transport ou si tu l’as plus sur toi…

En passant, si on compte comme il faut, les 20 000 contraventions données, ça doit à peine suffire à payer le salaire de ces nouveaux employés…

Ah ! je l’ai : la nouvelle carte à puce, dont on avait tant besoin ! Pourquoi, donc ? Pour améliorer le service ? Juste pour le kick de passer à l’ère numérico-électronique ? Ça marchait si mal que ça, la carte magnétique ?

Là-dessus, je réplique : tu exagères, mon Clamski. Ya pourri et pourri. Tu voudrais dire que la société augmente ses tarifs… pour rien ?

As-tu vu une amélioration des services, toi, depuis le temps que tu l’utilises, son métro ?

Vieux con.

Publicités

Étiquettes : , , ,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :