C’est pas parce que je n’écris pas…

…qu’il ne se passe rien d’intéressant.

Je parle pas de moi. J’aime pas trop parler de moi, parce que depuis quelque temps, tout ce que j’aurais à partager, c’est un certain positivisme, mêlé de fierté, ce qui me fait évidemment un peu honte. Alors je me tais, même si Clamski m’encourage à me la faire aller… Peut-être m’englue-je dans cet état de zombie que je me suis  si souvent plu à décrier.

J’aime mieux penser que non – la faute à ce positivisme, nouveau ou retrouvé, c’est égal : rien ne peut m’atteindre dernièrement.

Bon, rien est un bien grand mot. Ya encore des choses qui me blasent. Constructions, enquête publique (mais pas pour la construction), volcan et cies aériennes qui perdent de l’argent (les pooooovres), Labeaume et son Rapaille (si c’est bien son vrai nom), la guéguerre Mtl-Qc en général…

Mettons tout de suite de quoi au clair : j’habite Montréal, mais je n’en viens pas. Je viens d’une banlieue éloignée, disons. J’ai connu Sherbrooke avant Montréal, bien avant. J’ai aussi habité Québec, trois ans. Bien avant d’habiter Montréal. Je n’ai pas d’opinion sur les gens de Québec, mis à part que je soupçonne la présence dans l’air ou dans l’eau de quelque chose qui diffère d’ailleurs.  Tout ce que j’ai à dire là-dessus : vivement une nouvelle équipe de hockey, qu’on se tape sur la gueule virilement et non à coup de plumes de journalistes trendy vs langue d’animateurs de radio-poubelle.

…les séries et le CH (qui, dans la défaite, ne fait pas trop dûr, au moins), échangeur et guéguerre Ville de Mtl et Gvt du Qc (on n’en sort pas) ; ça me tire bien quelques sacres par-ci, quelques soupirs par-là… J’aurais, du moins en théorie, bien des choses sur lesquelles fesser. Mais on dirait que je m’absorbe plutôt dans la contemplation ces temps-ci.

Le printemps, me dit Clamski. C’est ça qui te rend dissipé, car c’est ce que tu es, au fond, et pas contemplatif comme tu te complais à le dire, tout de suite les beaux mots… En tout cas, ajoute-t-il avec un sourire narquois, moi, le printemps m’atteint et je ne suis pas assez vaniteux pour penser que je suis le seul à être touché.

Aoutch, Clamski.

Ça se peut que le bourgeonnement de décolletés soit une explication à mon état, autant que les jambes toujours plus longues, les strings toujours plus haut, et les jeans, aux tailles toujours plus basses.

Peux pas dire que j’haïsse ça, non plus.

-Moi non plus, rétorque Clamski. Moi non plus… Check la chick !

Je t’aime ben, mais t’es cave, Clamski.

Publicités

Étiquettes : , , , , , , , ,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :