La majorité silencieuse…

se contrecrisse de ben des affaires. Tant que sa famille, sa job et son terrain vont bien, la majorité silencieuse s’entête à se taire. Elle ne se plaint pas, parce que sans raison de se plaindre. Et elle parle de météo, plutôt que de risquer ce fragile équilibre.

Ce qui en arrange une bonne gang.

Ça les arrange, parce que le monde de cette gang-là connaissent aussi l’expression « qui ne dit mot consent ».

On pourrait croire que dans cette ère participative, comme qui disent, c’est de plus en plus faux.

Or, osez un blog, ayez des commentaires négatifs et résistez à l’envie de les censurer, yienk pour ouère.

En contrepartie, en télé, il y a une règle non-écrite qui affirme qu’une seule plainte d’auditeur correspond à 1000 auditeurs qui ont aussi vu un problème avec l’émission en question. On ne le dit pas souvent, ça. Mais vos plaintes, vos récriminations, vos demandes sont prises en compte.

Remarquez, ça doit dépendre du réseau.

N’empêche, c’est à savoir.

Où j’allais avec tout ça, moi…? Ah oui : j’allais vous parler de l’Autre Saint-Jean…

J’allais dire que bon la St-Jean, le fait français tout ça, que fêtez avec tout le monde ne veut pas dire se renier soi-même, que la bien-pensance qui court me pèse, vraiment,  alouette…

Mais finalement, rien à foutre. Je m’aligne avec la majorité pour cette fois. Allez l’écouter, votre groupe préféré, même s’il chante en nainegliche, gens qui trippent musique… même si c’est la St-Jean.

Duh.

Diviser pour régner, disait l’autre. Ça non plus, je sais pas trop où je m’en vais avec ça.

Décidément, quand Clamski est pas là, mes idées dansent un peu trop, là…

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4 Réponses to “La majorité silencieuse…”

  1. Noix Says:

    Je pense, je pense que…
    Je pense que la St-Jean, c’est la fête des Québécois·es, et que la culture québécoise s’est développée entre autre en réaction à une certaine uniculture dominante et écrasante. La première étape a été de se déclarer et se revendiquer francophone, comme peuple, comme province, comme nation. Mais là, virons pas fou. C’est pas parce que les institutions publiques sont francophones que la culture du peuple se fait en une seule langue. Seulement, pour fêter la St-Jean, faut être conscient qu’on fête le peuple/province/nation du Québec, peuple/province/nation qui est non seulement francophone (dans sa globalité), mais qui se bat pour le rester, pour que le français demeure la langue commune, tant dans le privé que dans le public.

    Où je vais avec tout ça? Bien que les artistes chantent en espagnol, anglais ou italien, si ils et elles se produisent à la St-Jean, ils et elles doivent le faire comme un hommage au Québec, à son caractère distinct, à son histoire. L’an dernier, Lake of Stew a donné une performance dont on peut être fier en tant que Québécois. Des anglo-montréalais francophiles qui chantent (aussi) du Beau Dommage… J’en veux plus des de même, pas moins.

    • scrypticwriter Says:

      Je suis d’accord avec toi sur le fond. Sauf que…

      C’est quoi rendre hommage au Québec, dans une autre langue que le français ?
      C’est quoi le Québec, si c’est pas un petit bout de l’Amérique, en français ?

      D’autre part, le bloc monolithique qu’est l’anglais de ce côté-ci du monde ne nous permet pas de le considérer comme « une langue parmi les autres (italien, créole, grec etc.) ».

      Pis faut pas croire ; le groupe de musique anglais, il est content de donner son show, Saint-Jean ou pas. J’irais jusqu’à dire, le groupe français aussi. Faut pas mêler les artistes à ça.

      C’est l’organisation de l’évènement qui m’énerve dans cette histoire. En fait, surtout les organisateurs, quoi. On sait que ça va faire parler, on sait que ça va se traiter de colonisés ou de racistes… Et que les billets vont se vendre…

      Ah, je voulais pas en parler !! 🙂

  2. Noix Says:

    Je l’avoue. J’ai aussi un malaise avec l’anglais pendant la St-Jean. Et encore plus avec l’anglais qui vient de l’extérieur du Québec. Mais j’ai un peu l’impression qu’on juge rapidement lorsqu’on parle de la présence d’anglophone dans un spectacle, parce qu’ils peuvent être francophiles, ils peuvent avoir à cœur le fait français, ils peuvent aimer et vouloir célébrer le Québec. Cela dit, ce n’est pas à moi de déterminer comment on rend hommage à un État/Nation/Province. Tu as raison que c’est la responsabilité des organisateurs de choisir et « préparer » les artistes en fonction de l’événement particulier.

    En résumé, et je veux mettre ça au clair parce que je ne veux pas non plus me faire traité de traître colonisée, ce que je voulais dire c’est que de juger trop rapidement un groupe ou artiste à sa langue maternelle, on en vient parfois à rejeter une partie de notre propre identité qui se construit, entre autre, en incluant l’Autre dans le Nous.

    Genre.

    • scrypticwriter Says:

      comme je le dis, je ne juge pas les artistes du tout.

      bien que je me doute bien que « francophile » est un terme extrêmement facile à utiliser dans les circonstances…

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