Blah…

C’est tout ce qui me vient, ces temps-ci.

Une espèce d’expression de dégoût, mêlée à la peur du quotidien qui avance inexorablement vers l’avant, vers le temps de ta mort, mon vieux, car oui, tu mourras et peut-être que tout ça n’aura servi à rien, que tu n’auras servi à rien. Et c’est ça qui te peine. Non ?

C’est l’automne, peut-être, qui s’acharne sur toi avec sa moiteur froide, son odeur de terre remuée, d’épandage à grande échelle quand tu traverses les champ montérégiens pour te rendre dans la famille.

C’est ta famille, peut-être, avec les dérives de la maladie du grand-père, qui ont fait que lui et ta grand-mère nouvellement alzheimer – mais bien consciente de l’être, c’est sans doute le pire – doivent aller vivre dans un foyer de vieux, et que leur maison, anciennement la leur, est déjà en vente et ta grand-mère dépérit, ne réalisant pas trop pourquoi elle doit partir, elle qui n’a toujours vécu que sur cette rue, toute sa vie et qui n’a jamais connu que ce tranquille voisinage granbyen, avant de faire construire avec son nouveau mari, cette maison juste à côté de celle de sa mère…

C’est peut-être le job où tu perds, pour ainsi dire, du temps parce que tu ne travailles pas sur tes projets personnels.

C’est peut-être le fait que tu sais très bien que sans ce job, tu procrastinerais à outrance, sans pour autant avancer tes projets personnels.

C’est peut-être l’angoisse qui t’habite, dès que tu ouvres un document word.

C’est peut-être l’anniversaire de tes 31 ans qui arrive trop vite.

C’est peut-être les pubs et décos de Noël déjà sorties.

C’est peut-être le manque de luminosité.

C’est peut-être des super émissions comme J’ai la mémoire qui tourne, qui te rendent nostalgique d’une époque que t’as pas connue.

Ya tellement de choses qui sont possibles, conclut Clamski, mais une seule est certaine : plus tu t’enfermes, plus tu deviens pathétique, mon pauvre ami, de par tes incessantes complaintes.

Et Clamski de couper la corde où j’avais glissé mon cou, avant de me sacrer une claque sur la gueule.

-Prends sur toi, pis vis, asti. Vis.

Ok, ok…

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2 Réponses to “Blah…”

  1. Jordan Chénard Says:

    Peut-être que c’est parce que t’es comme moi et que tu t’poses trop de question.

    Boris Cyrulnik disait: La pensée paresseuse, c’est la certitude.

    C’est bien de se poser des questions. Mais ce qui est bien aussi, c’est de s’assoir parfois sur le fait que la seule réponse à ton « Pourquoi » est un « Parce que » resplendissant de lumière dans toute son abstraction.

    Notre cerveau ne se demande pas pourquoi il fait battre le coeur ou pourquoi il gonfle nos poumons. Il le fait, c’est tout. Et c’est grâce à cet spontanéité irréfléchie que tu vas te lever encore demain.

    C’est pas grave si l’paysage est désagréable pour le moment. Va par en avant parce que de toute façon c’est un faussé derrière.

    Tu m’crois pas? Enwaye! CHECK!! 😛

  2. scrypticwriter Says:

    tiens, je suis vraiment d’accord avec boris. d’ailleurs, clamski s’appelle probablement boris, au fond 😛

    mais la déprime saisonnière, je pense au fond, et bien platement, malgré le grand cas que j’en ai fait dans le texte, que c’est le manque de lumière vs l’été qui vient de se terminer qui la cause, du moins chez moi.

    cela dit, je vais essayer ton truc 😉

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