Le torrent…

… de fiel qui peut être déversé en si peu de temps. Hier soir, c’était sur twitter.

Je ne suis pas le plus ardent défenseur de Pauline Marois. Je ne suis pas membre du parti québécois, et je ne vais probablement pas voter pour lui aux prochaines élections, à moins d’un extraordinaire changement de cap. Et je suis aussi assez critique de sa « prestation » d’hier soir à TLMEP. Je comprends très bien que la personne Pauline Marois ne passe pas bien. Un côté bourgeoise pincée, doublée d’une insécurité qui pourrait bien émaner de sa situation de parvenue (pas de connotation négative, ici)… les gens ne voient pas une grande leader en elle, et comment leur en vouloir ? Elle ne passe pas. Et sur twitter, c’était assez impressionnant.

Il s’en trouve pour dire que c’est parce que c’est une femme. Comme beaucoup, je pense que ça se situe à un autre niveau. C’est sa personnalité que est remise en question ; son « naturel », son côté bon-enfant qui sonnent faux.

Certains l’accusent même de se servir de cette excuse – « être une femme » vs les hommes en politique – pour expliquer ses problèmes au PQ. Là-dessus, je ne suis pas d’accord.

Être une femme n’explique pas tous ses déboires, c’est certain. Mais disons qu’une gang de gars, des politiciens, dans le parti québécois – parti aux assises très « mâles » – avec une moyenne d’âge qui doit tourner au moins autour de 50 ans qui a une femme comme chef… Je pense que vous comprendrez ce que j’avance ici : vieille mentalité, hommes dirigés par femme… pas faire bon ménage.

C’est pourquoi on voit souvent des femmes chefs d’entreprise qui s’entourent de jeunes hommes : ils ont intégré, eux, que la femme est en mesure de diriger autant qu’un homme. Pour la génération montante, homme ou femme ne compte plus : c’est les compétences qui importent. Mais la politique est lente à bouger. Évidemment : elle bouge avec les électeurs. Et comme les jeunes ne votent pas… Mais c’est un autre débat.

D’ailleurs, elle a surtout été élue parce que c’était son tour, pour ses bons services, parce qu’il y a longtemps qu’elle tentait d’être chef. C’est là son problème : ce n’est pas elle qu’on a élue, mais une « récompense » qu’on lui accordé. C’est peu vendeur pour la population. Et il ne faut pas être dupe : avoir une femme comme chef de parti a aussi été un bon coup de pub, pour le PQ, au même titre qu’un chef homosexuel la fois d’avant.

Alors est-ce que le fait qu’elle soit une femme explique sa déconfiture ? Non. Mais est-ce que ça y est complètement étranger ? J’en doute profondément. Quant au fait qu’elle se « serve » de cette excuse… Je pense que c’est politique, en l’occurrence. On la conseille peut-être mal..?

Clamski me parle du PQ depuis ses débuts, toujours sur le point d’imploser. Il me raconte 76.

-Femme ou pas femme… Le PQ est un bateau, dont les membres menacent régulièrement de donner un coup de hache dans la coque si on ne fait pas ce qu’ils veulent. Pis ces temps-ci, ils le font.

Je me laisse bercer par sa voix. Et je m’endors, comme toujours quand je pense trop à la politique québécoise.

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